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L’édition de ce poème se répartit ainsi : 22 exemplaires de tête enrichis d’une eau-forte signée de Gilles Alfera, présentés sous couverture toilée et numérotés de I à XXII - 44 exemplaires pour la suite, présentés sous jaquette carton des Moulins de Laroque, numérotés 1 à 44 – et huit exemplaires de chapelle dont celui du dépôt légal aux livres rares de la Bibliothèque Nationale de Paris.
L’ensemble constituant l’édition originale, chaque exemplaire étant signé par l’auteur et par l’artiste.
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LES CHAMBRES
« Ce que vous avez dit à l’oreille dans les chambres sera proclamé sur les toits » Luc XII,3 Elles ont partie liée avec le mystère de la solitude et le versant intime et nocturne de nos vies. On y naît, on y aime, on y meurt. Antoine de Vial |
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![]() C’est de Toi que provient l’être et le jour Je prends Ton Nom-abîme pour demeure Sachant que je suis absence de Toi Dans mes greniers – sans cesse je T’invente Car je suis l’oiseau – délivré du ciel - Et la terre - du songe des moissons - |
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![]() De vin – de vent – Ton être violent Récuse Tes témoins – un à un – Pour citer – en soleil – des plaideurs Sans mots à la barre des rosées Qui lavent du soupçon – jusqu’à l’ombre – |
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Plus loin aussi - Tu broies Notre étoile au mortier De tous les dénuements Fenêtre de minuit - Comme un dû - Tu nous donnes La fontaine qui brûle Sans recours étranger Que tienne Ta Parole Pour exercer nos cœurs Aux révoltes qui domptent L’infime certitude Urgente pauvreté Par l’exclusion – Te dire – Et - dépris - Te trouver |
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Tu fais de Ta lumière Le chiendent de nos œuvres Amasse Ton butin Jusqu’aux toits de nos granges Là où cessent Tes routes La mer se fait menue Pour définir plus bas Les modes du soleil D’hiver - on fait ces soies Que déchirent les coqs Alors – Ton espérance – Est-ce de voir mourir ? |